Un bronco est un cheval sauvage. Puissant, imprévisible, conçu pour évoluer sur des terrains qui arrêteraient la plupart des autres. Nous ne l’avons pas nommé d’après un lieu, une personne ou un sentiment. Nous l’avons nommé d’après quelque chose qui ne peut pas être dompté, et qui n’en a d’ailleurs pas vraiment envie.

Cinq ans de développement
Le Bronco a commencé comme une idée il y a cinq ans, et à l’époque, il n’avait même pas encore de nom.
Le plan était simple : construire un cadre capable d’utiliser des composants progressivement abandonnés par le marché, des pièces que les gens avaient déjà dans leurs cartons. Des pattes de fixation à serrage rapide, des roues en 27,5", un tube de direction droit en 1-1/8". Des standards parfaitement fonctionnels que l’industrie avait discrètement décidé de laisser derrière elle. Nous avons établi des spécifications, travaillé sur des prototypes et bien avancé dans le projet.
Puis la vie est intervenue. Un déménagement, un lieude stockage inaccessible pendant des mois, et une série de prototypes rangés sur des étagères auxquelles nous ne pouvions pas accéder. Quand nous avons enfin pu y revenir, notre façon de penser le projet avait complètement changé, nous avons abandonné la direction initiale.
Non pas parce que l’idée était mauvaise, mais parce que nous avons réalisé que nous résolvions le mauvais problème. Concevoir autour de standards déjà en voie de disparition ne rendait pas le vélo plus accessible, mais plus fragile. Plus ces standards s’éloignaient du marché principal, plus il devenait difficile de trouver des pièces, quel que soit le budget.
Nous avons donc recommencé avec une autre question : à quoi ressemble un vélo conçu pour durer ?

Réflexion approfondie
La réponse ne consistait pas non plus à suivre les standards les plus récents. Elle impliquait plutôt de choisir ceux qui ont le plus de profondeur : les formats les plus répandus, disponibles dans la plus large gamme de prix, et avec la meilleure pérennité. Nous avons passé du temps à analyser les principaux sites de vente en ligne, catégorie par catégorie, pour voir où se trouvait réellement le stock. Espacement Boost. Roues de 29". Boîtier de pédalier fileté BSA. Tout simplement parce que ce sont les standards offrant le plus de choix, à tous les niveaux de prix.
Le tube de direction conique suit la même logique. Les prototypes v1 utilisaient un pivot droit en 1-1/8", ce qui vous excluait de quasiment tout le marché moderne des fourches suspendues. Le Bronco accepte toute fourche conique, rigide ou suspendue, ce qui ouvre un vaste éventail d’options et de tarifs.
C’est cela que nous entendons par “résistant au temps”. Non pas « compatible avec tout ce qui viendra ensuite », mais construit autour de ce qui a aujourd’hui les racines les plus solides.

Le matériau
Le Bronco est fabriqué en acier CrMo, produit à Taïwan par des spécialistes expérimentés.
L’acier CrMo souffre d’une réputation injuste de lourdeur. La réalité est plus nuancée. Parce que le chromoly est plus résistant que l’acier standard à épaisseur égale, il peut être utilisé en tubes plus fins sans compromettre l’intégrité structurelle. Résultat : un cadre CrMo bien conçu n’est pas si éloigné de l’aluminium en termes de poids réel. Là où il se distingue, c’est dans le comportement. Le matériau offre une certaine souplesse, une capacité naturelle à absorber les vibrations de la route ou des chemins, que l’aluminium ne reproduit pas. Il vieillit aussi très bien et, surtout, il est réparable. Une soudure CrMo peut être refaite dans n’importe quel atelier compétent, ce qui n’est pas le cas du carbone.

La géométrie
Le Bronco ne sera d’abord disponible qu’en une seule taille : Medium. (Vous avez la blague ?)
Conçu pour des cyclistes mesurant environ entre 170 cm et 182 cm, il couvre le cœur du marché sans complexifier inutilement.
Deux mesures définissent l’ajustement d’un cadre : le reach et le stack.
Le reach correspond à la distance horizontale entre les pédales et le guidon — la sensation d’étirement vers l’avant.
Le stack est la distance verticale — la hauteur du guidon au-dessus des pédales, qui détermine la position plus ou moins redressée.
Sur le Bronco, le reach est de 424 mm et le stack de 605 mm. En pratique : vous n’êtes ni penché en avant de façon inconfortable, ni complètement droit. C’est une position qui reste agréable même après trois heures, que ce soit en trajet quotidien, sur route gravel ou entre les deux.
L’angle de direction de 70,3° est suffisamment ouvert pour être stable sur terrain meuble, tout en restant dynamique en milieu urbain. Les bases arrière de 435 mm gardent l’arrière compact, ce qui rend le vélo maniable. L’empattement total est de 1099 mm. La longueur de la potence, la hauteur du cintre et celle de la selle peuvent ensuite être ajustées pour affiner la position.
Il utilise une tige de selle de 30,9 mm, la taille la plus répandue sur le marché, offrant le plus large choix, notamment si vous souhaitez installer une tige de selle télescopique.
La géométrie n’est pas optimisée pour une discipline unique, car le Bronco n’est pas ce genre de vélo. Il est conçu pour le cycliste qui se rend au travail le mardi, part en bikepacking en juillet, et explore un chemin de gravier le dimanche simplement parce qu’il avait l’air intéressant.
Le prix
Nous finalisons encore les coûts complets, donc nous ne publierons pas de tarif tant que nous ne pourrons pas l’assumer pleinement. Ce que nous pouvons dire, en revanche, c’est que l’accessibilité du Bronco n’est pas un détail : c’est l’objectif principal. Nous ne construisons pas un vélo pour une élite fortunée, mais pour ceux qui veulent rouler.
Plus de détails très bientôt.




